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Qui suis-je ?

Pour que vous en sachiez un peu plus sur moi et sur le pourquoi du comment de ce blog.

Je m’appelle Cléo, j’ai 21 ans et je suis étudiante en licence Humanités ( qui consiste en un mélange d’histoire, de lettres , de philosophies et de langues, un bon choix d’orientation pour les indécis donc 😉 ) à Strasbourg. Je m’intéresse à plein de choses : la lecture, la danse, le théâtre … J’aime aussi sortir me balader dans la ville au guidon de mon petit vélo ! Ce qui me fait vibrer c’est surtout la découverte. Normande d’origine j’ai déjà commencé à sortir de ma zone de confort en passant de l’ouest à l’est de la France ( et croyez moi arriver en Alsace et découvrir que là bas faire des salades composées uniquement de fromage et de charcuterie ça ne choque personne constitue un vrai choc culturel !) . Mais cette année j’ai décidé d’aller un peu plus loin dans l’aventure : je pars pour un semestre à l’université d’Ottawa.

C’est pour cela que j’ai décidé de commencer ce blog, pour vous partager mes découvertes et astuces mais aussi mes craintes et mes fails ( et vu le boulet que je suis je promets qu’il va y en avoir!). Partager mon expérience va me permettre d’être un peu moins seule face à ce tsunami de nouveautés qui arrive devant moi : arriver dans une ville totalement inconnue, parler en anglais, prendre des cours en anglais , avoir froid voire très froid, rencontrer de nouvelles personnes avec une culture différente …

Donc voilà mon avion est pris pour le 20 août, le retour lui n’est prévu que pour le 20 décembre. Ce qu’il va se passer entre deux je n’en ai aucune idée mais vous le découvrirez au fur et à mesure avec moi !

#ottawa #travel #exchangestudent #jaipeur #zerotohero

Voyage d’Hiver au Québec

Où comment se retrouver au milieu d’un Fjord au lieu de réviser ses partiels

Au début du mois de décembre l’université laisse aux étudiants une semaine pour réviser leurs examens finaux. Mais comme c’est beaucoup plus amusant d’aller se perdre au milieu de la neige j’ai préféré utiliser ce temps pour passer quelques jours à Québec City et dans le fjord du Saguenay.

Québec City pour se mettre dans l’ambiance de Noël

Nous avons décidé de louer une voiture pour notre excursion à Québec. Encore une fois l’offre limitée de transport en communs et le prix des trains nous a fait prendre cette décision qui paraissait être la plus pratique et la plus économique.

Après cinq heures de route nous sommes arrivés dans la « ville la plus européenne du Canada » selon les mots de ma propriétaire. C’est vrai que tout comme Montréal elle ressemble beaucoup à une ville européenne avec ses anciennes rues pavées et ses remparts. C’est une des premières villes colonisées du Canada et l’ancienneté de la vieille ville se ressent par contraste avec la relative jeunesse d’Ottawa.

La différence de température ,ou en tout cas de ressenti, par rapport à Ottawa m’a surprise. Alors que les moins dix degrés sont facilement supportables à Ottawa j’ai cru que j’allais perdre mes doigts de pieds à Québec City. Petite astuce: mettre des moufles et des chaussettes en vraie laine.

La ville était toute jolie illuminée avec un grand marché de Noël ( pas aussi bien que celui de Strasbourg parce que celui de Strasbourg c’est le meilleur #bretzelforever ) . Le soir nous sommes allés dans un des chalets du marché de Noël pour jouer à des jeux de sociétés en mangeant des churros. Malheureusement je n’ai pas de photos à vous montrer j’ai voulu préserver mes petits doigts de la sortie dans le froid glacial .

Le soir nous sommes allés nos coucher dans l’auberge de jeunesse que nous avions réservé. Ça a été une très bonne première expérience. L’auberge était peu chère, les salles de bains étaient propres et pouvoir utiliser la cuisine commune est un vrai avantage (bon par contre ça peut-être un peu surprenant de découvrir au petit matin une personne inconnue dans sa chambre 😉 ) .

Le Fjord du Saguenay : une randonnée au milieu de la neige

Le lendemain matin nous sommes partis tôt pour nous rendre au Fjord du Saguenay. A cet endroit un bras de mer s’avance dans les terres, c’est donc impressionnant de voir de l’eau salée gelée.

L’idée de faire de la randonnée par des températures négatives m’a un peu angoissée. Je n’étais vraiment pas équipée, étant arrivée au Canada seulement avec mon manteau d’hiver que j’utilise en France. J’ai donc décidé ce matin là de m’équiper d’un t-shirt, un sous-pull thermique, une pull, une doudoune, un manteau, trois pantalons, deux paires de chaussettes, des bottes de neiges, une écharpe, des moufles et un bonnet ( spoiler alerte : c’était beaucoup trop).

Cette fois il y a des belles photos ( c’est pas moi qui les ai prises , toujours ce problèmes de il fait froid et c’est pas agréable et puis j’ai laissé des personnes plus talentueuses se charger de ça pour moi : encore une fois merci Clara Ampe pour les photos ! )

Le parc était vide, nous n’avons croisé personne de la journée. Ambiance entre-deux mondes.

Au retour, la neige s’est mise à tomber.

Alors bon tout ça était joli et poétique mais les considérations pratiques liées à notre retour en voiture à partir d’un coin perdu nous ont vite rattrapées.

Petite astuce: lors de la location d’une voiture au Canada, ne pas oublier d’avoir des pneus neige ou de savoir où sont rangées les chaines pour ne pas se retrouver coincer sur une route envahie par la neige. Parce que sinon … bon… on a des chances d’avoir du mal à monter les côtes … Heureusement la déneigeuse nous a sauvée. Nous avons décidé de la suivre pendant quelque temps 😉 ( inutile de vous dire que le retour en voiture a été beacoup plus long que l’aller) .

Nous sommes ensuite retournés dormir à l’auberge et sommes partis pour Ottawa le lendemain matin.

Parce que c’est pas le tout mais on avait quand même des partiels à réviser !

Vacances partie 2 : Les couleurs de l’Automne

Je n’ai pas seulement visité Montréal pendant ma semaine de vacances, j’en ai aussi profité pour découvrir le nature canadienne au parc Algonquin.

Ce parc national gigantesque se situe à un peu plus de 2h30 d’Ottawa. Beaucoup de canadiens y vont passer le week-end pour faire de la randonnée, du canoë ou de la pêche. Nous avons décidé de vivre la « vraie » expérience canadienne en combinant randonnée et camping dans les bois pendant 2 jours. L’automne étant la période idéale pour profiter des arbres multicolores ( mais une période un peu plus problématique pour ce qui est du camping …)

Sortir de la ville

Nous avons loué une voiture pour nous rendre au parc. Nous nous sommes tournés vers une compagnie de location de voiture à l’aéroport qui proposait des prix pas trop chers avec un minimum d’assurances. La compagnie est ouverte presque 24h/24 ce qui est assez pratique. La voiture était nickel et bien blanche ( ce qui pose un petit problème quand tu prévois de rouler au milieu de la nature 🙂 ), le plein était déjà fait. Nous sommes partis tôt le matin pour avoir le plus de temps possible et profiter de notre temps dans le parc. Et c’était partis pour un mini roadtrip ! Sortir de la ville nous a permis de voir une autre facette du Canada. En dehors des grandes villes j’ai l’impression que les habitations sont très dispersées et les villes très peu peuplées. C’est là que l’on se dit que les conditions de vie doivent être assez difficiles en hiver pour certaines personnes. Nous avons déjà pu apercevoir des lacs et le début de grandes forêts de toutes les couleurs au loin.

Arrivée et première randonnée

Après avoir déposé la voiture au camping nous avons commencé notre première randonnée. Nous n’avons pas été déçus : la forêt était toute dorée, comme si nous étions rentrés dans une monde fantastique. Non vraiment, rien à voir avec l’automne en France.

Même pas besoin de filtres, les couleurs naturelles suffisent

Puis nous sommes passés de points de vue en points de vue, tous à couper le souffle avec vues sur les lacs et la forêt multicolore.

Bon après ce qu’on ne voit pas sur les photos c’est que comme c’est très instagrammable beaucoup de personnes viennent surtout là bas pour prendre des photos au milieu du chemin ( ce qui peut être un peu embêtant quand tu veux être efficace dans ta randonnée). Cette piste était donc très bien pour une petite randonnée tranquille pendant laquelle on a pris notre temps pour admirer la vue et prendre notre pique-nique bien mérité.

Camping dans les bois

Nous nous sommes quand même un peu dépéchés sur la fin pour rentrer avant la nuit parce que c’est pas le tout mais on a des tentes à monter nous ! Nous avons donc rejoins le camping pour nous installer. Après un premier contretemps ( les gens sur notre emplacement n’étaient pas encore partis) nous avons enfin pu commencer à installer le campement. Le camping était bien placé à côté d’un lac ( bon on regrettera plus tard le fait de ne pas être à l’abri du vent au milieu des arbres mais c’était joli …)

Le lac au bord du camping

La galère a vraiment commencé à ce moment là. Nous avions loué le matériel de camping presque gratuitement au club de randonnée de l’université ce qui était très chouette mais ça veut aussi dire que le matériel nous était complètement inconnu. Et moi qui était confiante de ma grande expérience de montage de tentes igloo et tentes canadiennes en colonie de vacances je suis restée comme deux ronds de flan devant le spécimen qui se trouvait face à moi. Après avoir pris bien une heure pour monter la première partie de la tente ( et que la nuit soit bien tombée ), nous avons pris bien autant de temps pour nous rendre compte que la deuxième partie de la tente ( donc la partie imperméable) ne correspondait pas avec le reste de la tente ! Alors bon c’est pas super embêtant en plein été mais en automne c’est un poil plus problématique. On a donc fait comme on a pu pour que la plus grande partie de la tente reste au sec ( bon et je ne vous parle pas des trois uniques sardines pour maintenir la tente qu’on a dû supplémenter avec quelques pierres) . Mais bon c’est l’aventure ! Après cela on a fait un feu pour se réchauffer et on a fait griller des petits chamallows. La nuit a été quelque peu chaotique entre le vent, la pluie et le froid. Je n’ai pas beaucoup dormi malgré les cinq couches de vêtements, les deux paires de chaussettes et le duvet que j’avais sur moi mais ,miracle, nous sommes restés au sec !

Allez debout on veut voir des animaux

Il a fallu ensuite se lever très tôt parce que j’ai fait le choix peu éclairé de partir avec des personnes très motivées qui ne voulaient pas perdre une minute et rater la chance de voir des animaux sauvages au lever du jour. Je me suis donc transvasée encore endormie et habillée de mon pyjama ( enfin de toutes mes couches de vêtements aléatoires empilés sur moi au fur et à mesure de la nuit ) dans la voiture. Nous sommes repartis sur une nouvelle piste pour randonner. Le paysage était différent de ce que nous avions vu la veille, plus marécageux et surtout beaucoup moins peuplé, à cette heure de la journée nous étions seuls au monde.

Bon j’avoue avoir eu du mal à en profiter tant que je n’ai pas mangé mon petit déjeuner mais après une pause céréales au milieu des bois j’étais requinquée.

Après quelques temps nous avons aperçu des traces d’orignal.

Ceci est une authentique trace d’orignal

Elles étaient forcément fraîches parce que sinon la pluie les aurait effacées. Après un faux espoir composé de la vue lointaine d’une souche ressemblant à s’y méprendre à un animal sauvage nous sommes arrivés dans un endroit un peu plus dégagé.

Nous avons pu observer là bas ,non pas des orignaux dans leur milieu naturel, mais bien des photographes animaliers dans leur élément. Ils ont été très gentils et ont bien voulu nous montrer leurs photos. Ils avaient pu apercevoir moins d’une heure plus tôt des sortes d’orignaux mais en plus petit et noir ( je ne sais pas le nom parce qu’ils nous l’a dit en anglais et j’ai pas compris donc si quelqu’un sait le nom je veux bien que vous éclairiez ma lanterne) on était un peu déçus de les avoirs ratés mais j’avoue que je n’étais pas si déçue que ça de ne pas m’être levée une heure plus tôt. Et observer les photographes était également très divertissant pour moi. L’un d’entre eux nous a montré comment il appelait les orignaux. Il suffit d’imiter le cri de l’orignal femelle pour l’attirer ( l’orignal pas le photographe). On a pu entendre la réponse de l’animal au loin.

Photographe imitant le cri de l’orignal femelle

Après cela nous avons dû rentrer pour empaqueter les tentes.

Nous avons également fait une petite randonnée l’après midi. C’était assez drôle parce que cette randonnée était sous forme de boucle dont on ne voyait pas trop la sortie et je soupçonne des groupes de touristes chinois de s’être perdus indéfiniment refaisant encore et encore le même tour !

Retour à Ottawa

On a donc repris la route pour rentrer à Ottawa. Le route s’est bien passée, aussi belle au coucher du soleil ( bon quelques tensions ont commencé à apparaître sur la fin mais bon hé ho c’est pas parce que je suis sensée guider tout le monde que forcément je sais lire un GPS !). Un autre problème s’est présenté. La voiture blanche était maintenant bien plus marron qu’autre chose… On a donc utilisé nos ptites mains, des chiffons et une bassine d’eau pour nettoyer la voiture au milieu de la rue en pleine nuit. On a ensuite rempli le réservoir et rendu la voiture au service de location à l’aéroport ( ça s’est passé nickel apparemment notre travail de nettoyage n’était pas trop mal) . Ensuite 1H30 de bus , une bonne douche et je me suis étalée dans mon lit pour un repos bien mérité.

PS: merci à Clara Ampe pour toutes les superbes photos

Petite idée du coût pour ce voyage :

  • voiture : 192 $
  • camping : 55 $
  • essence: 50 $
  • courses : 80 $
  • bois : 7 $

Soit un total de 384 dollars pour 4 personnes ce qui donne un peu moins de 100 $ de budget par personne pour un week-end au milieu de la nature.

3 jours à Montréal

Voilà déjà deux mois que je suis arrivée à Ottawa ! Le temps passe vite mais c’est vrai qu’il était temps que je découvre un peu plus le reste du Canada. J’ai donc profité de ma semaine de vacances ( enfin officiellement appelée « semaine de lecture » mais à quel moment je vais rester travailler enfermée chez moi quand j’ai tant de choses à découvrir ? ) pour me rendre à Montréal. La ville est seulement à 2h30 en bus ( et pour le Canada où les distances peuvent facilement être très longues entre les villes ça ne fait pas beaucoup du tout ) et en plus étant donné qu’un de mes amis est en échange là bas j’ai pu loger gratuitement chez lui. Il y avait donc un double avantage : je n’avais pas besoin de conduire et en plus c’était pas cher. C’est pourquoi je n’ai pas trop hésité à me rendre à Montréal !

Jour 1 : Retour en Europe ?

Je suis donc partie d’Ottawa avec un ami pour me rendre à Montréal. Le voyage en bus s’est très bien passé , j’ai dormi tout le long. Nous sommes arrivés un peu après midi à Montréal et avons commencé par visiter le vieux Montréal et le port. Ça m’a fait tout de suite très bizarre, j’avais l’impression d’être dans une ville touristique de bord de mer en Europe. Les rues pavées, les maisons un peu dépareillées , les crêperies, les indications en français partout … J’avais vraiment l’impression d’être revenue en France ( sans avoir besoin de faire des heures et des heures d’avion en plus !) .

Pour vous donner une idée voici une photo du château Ramezay devant lequel nous sommes passés . Vous ne trouvez pas que ça ressemble quand même beaucoup à une maison bretonne ?

Le côté bord de mer ( enfin bon c’est le fleuve St Laurent mais ici tout est tellement grand que pour moi les rivières ressemblent à des fleuves et les fleuves et lacs ressemblent à la mer …) , le vent et la pluie on aussi fait pas mal pour me donner un petit coup de nostalgie de ma Normandie natale 😉

Le port de Montréal

Le soir nous sommes allés au musée des beaux arts qui organise des nocturnes le mercredi. Nous avons pu voir une exposition sur les momies très intéressante et complète. A côté de chaque momie était présenté sur un écran la visualisation 3D de ce qu’ils avaient pu voir avec des rayons X et IRM ( ça permet de voir en détail couches par couche ce qu’il se passe dans un sarcophage sans avoir à l’ouvrir , parce que ouvrir un sarcophage c’est pas ouf ouf je suis pas sûre que les momies apprécient le retour à l’air libre après des siècles bien au chaud là dedans ) .

Ma première impression de Montréal a été très différente de celle que j’ai eu d’Ottawa. Quand à Ottawa tout m’a semblé étrange, différent et m’a déstabilisé ; à Montréal j’ai eu l’impression d’être de retour chez moi .

Bon à savoir:

  • Le bus est une très bonne option pour faire le trajet entre Ottawa et Montréal, c’est pas très cher et de nombreux bus partent tous les jours. La compagnie Greyhound et la compagnie principale s’occupant de cela.
  • Ne pas s’asseoir à côté des toilettes dans le bus ! ( il s’en dégageait une odeur de fleur chimique très désagréable et en plus les gens m’empêchaient de dormir tranquille en passant près de moi ! )
  • pour le métro à Montréal c’est assez avantageux de prendre un pass pour plusieurs jours , le trajet à l’unité coûte 3,50 $ alors que nous avons payé seulement 19 $ pour un pass 3 jours.
  • Attention aux prix dans le vieux Montréal ! Nous avons payé vraiment très cher pour un tacos qui était vraiment très petit .( j’ai encore faim rien que d’y penser )
  • Pour visiter le musée des beaux arts penser aux nocturnes du mercredi soir. Les places sont moins chères ( 12$ au lieu de 16 $ normalement pour les moins de 30 ans) mais seule la grande exposition est ouverte, les expositions permanentes ne sont pas accessibles.

Jour 2 : LA PLUIE !!!

Le 2ème jour nous nous sommes réveillés au son des gouttes et du vent. Et c’était pas de la petite pluie mais bien de la grosse pluie froide qui mouille beaucoup ! ( en plus j’avais évidemment oublié mon K-way à Ottawa …) . Nous avons donc dû adapter notre programme pour éviter au maximum de se faire tremper ( même si j’ai dû prendre l’équivalent d’au moins trois douches dans la journée) . Le matin nous avons découvert les souterrains de Montréal. C’est assez impressionnant, tout le centre de la ville repose sur une galerie interminable de souterrains reliés au métro avec de nombreux magasins et des halls entourés de restaurants pour manger. Apparemment, pendant l’hiver certaines personnes ne voient presque pas la lumière du jour. Ils prennent le métro le matin, arrivent directement dans le bâtiment où ils travaillent, descendent dans les souterrains pour manger, remontent pour travailler et reprennent le métro le soir sans être sortis une seule fois dehors.

Ensuite nous sommes allés visiter la basilique notre Dame de Montréal. L’intérieur en bois ainsi que les couleurs sont assez impressionnants. L’architecte se serait inspiré en partie de la sainte chapelle pour établir la décoration de la basilique.

Basilique Notre Dame de Montréal

Les visites guidées sont incluses dans le prix du billets et ont lieu régulièrement. La visite est aussi très intéressante du point de vue de l’histoire de la ville. En effet, l’histoire de la construction de la basilique et de la ville de Montréal en elle-même sont étroitement liées. Les vitraux eux-mêmes ne présentent pas des passages de la vie de Jésus ou de la Bible mais présentent la construction et l’histoire de la vie de Montréal. L’après-midi nous sommes revenus ,profitant de la validité de nos billets pour la journée, pour écouter un concert d’orgue. C’était très agréable de se poser après avoir été trempés pour la énième fois de la journée ( même si je suis toujours perplexe sur la dernière musique jouée par l’organiste : est-ce que c’était une musique tirée du répertoire classique ou la musique de star wars ? je devrais peut-être étendre mes connaissances musicales …)

Le soir nous sommes allés au planétarium qui se situe près de l’ancien parc olympique. Le jeudi soir les séances sont à 8$ seulement. Une entrée permet de voir autant de films que l’on veut. Les films durent environ 30 à 40 mn chacuns et sont projetés dans deux salles différentes sous formes de dômes. Les images sont donc projetées à 360° au dessus de vous et vous êtes allongés soit dans des sièges inclinés soit sur des poufs dans l’une des deux salles. C’était incroyablement confortable ! En plus il y avait quelque chose de fondamentalement poétique dans le fait d’être allongés comme ça ,au milieu des étoiles ,au chaud et protégés de la pluie. Nous avions prévus de voir deux films et avons fini par passer toute la soirée là bas !

Ce deuxième jour était donc très inattendu mais cela nous a permis de faire et voir des choses que nous n’aurions pas prévu autrement. Parfois l’imprévu a vraiment du bon !

Bon à savoir

  • ne pas hésiter à entrer dans les bâtiments à Montréal, on découvre souvent l’entrée de souterrains avec plein de choses à voir
  • la visite de la basilique permet d’avoir des infos intéressantes sur l »histoire de Montréal . Les visites sont comprises dans le prix du billet et celui-ci est valable toute la journée
  • Le jeudi soir l’entrée du planétarium est seulement à 8$ et ça vaut VRAIMENT le coût étant donné que ça permet de voir autant de projections que l’on veut.
  • Même si la pluie c’est froid et ça mouille c’est pas si grave et ça ne doit pas t’empêcher de faire plein de trucs chouettes !

Jour 3 : Pas le temps de niaiser il y a encore plein de choses à voir !

Mon dernier jour à Montréal a été très rempli ! Il a fallu que nous allions voir tout ce que nous n’avions pas pu visiter la veille à cause de la pluie. Nous avons donc commencé par marcher jusqu’au Mont Royal qui est la colline qui surplombe Montréal. Nous sommes passés par le cimetière Notre Dame Des Neiges qui est un cimetière énorme qui s’étend sur les pentes du Mont Royal. Nous sommes ensuite arrivés à l’oratoire St Joseph. C’est une sorte d’Eglise géante. La tradition veut que les pèlerins montent les marches menant à l’oratoire à genoux , c’est donc assez amusant de voir que certains escaliers sont réservés aux personnes les montant à genoux ainsi que de voir certains fidèles monter et redescendre les marches sur leurs genoux en suivant un certain motif répétitif . Le fait que l’oratoire soit un lieu de culte construit relativement récemment ( entre les années 20 et les années 70) est aussi assez intéressant. En tant qu’européenne je suis habituée aux lieux de cultes ayant déjà plusieurs siècles d’histoires et donc construits pour une société qui a beaucoup changé aujourd’hui. Ici, l’oratoire est adapté à la vie contemporaine et à l’exercice contemporain de la foi. Il y a donc des escalators au sein de l’édifice, il est possible de se rendre à une bureau pour prendre rendez-vous afin d’obtenir sa bénédiction et si l’on veut allumer une bougie des bornes sans contacts sont à disposition pour payer! L’architecture est elle aussi très intéressante car résolument moderne, bien qu’elle s’inspire de ce qu’on peut trouver dans des lieux de cultes plus anciens ,avec des mosaïques par exemple, elle n’essaie pas de copier celle d’édifices déjà existants comme j’ai l’impression que c’est souvent le cas en Amérique du Nord.

oratoire St Joseph
derrière l’autel on peut apercevoir (enfin pas trop parce que l’objectif de mon téléphone a du mal avec les lumières mais bon on peut au moins un peu l’imaginer) des mosaiques qui m’ont fait vaguement penser à celles de Ravennes datant elles des touts premiers siècles après JC
L’oratoire est collé au Mont, il y a donc au sein même de l’oratoire une salle à même la roche

Après cela nous sommes redescendus tranquillement le long du Mont Royal duquel nous avons pu avoir une superbe vue sur tout Montréal.

Arrivés en bas nous avons pris une pause bien méritée et avons mangé de la POUTINE ! ( surtout ne pas prendre la grande taille j’ai déjà eu du mal à arriver au bout de la petite !)

Magnifique Poutine de Poutineville avec du boeuf, des patates écrasées et du fromage qui fait squick squick

Après nous êtres baladés pour digérer tout cela nous avons été faire une pause à la Grande Bibliothèque. Elle est trop bien ! Elle est super grande et lumineuse et il y a des livres PARTOUT ! Je me suis perdue là bas assise au milieu des livres pendant quelques temps 😉

Après cela nous nous sommes rendus à la nuit tombée au jardin botanique. En effet, une exposition de lumières est organisées tous les ans là-bas en automne. Nous avons pu admirer différentes créatures fantastiques illuminées, évoluer au milieu d’arbres pailletés de lumière et le plus important de tout : nous avons vu un bonsaï érable !

Enfin, nous sommes revenus dans le centre d’Ottawa pour manger un sandwich à la viande fumée chez Schwartz’s. Le restaurant est resté dans son jus et n’aurait pas changé depuis 1928. Le lieu est le même, la façon de cuisiner est la même ( il n’y a pas de micro -onde ni de frigo ce qui les oblige à avoir de la viande fraîche en permanence ) et le menu lui aussi n’a pas changé (végétariens s’abstenir, a part un cornichon géant ou du coleslaw tout contient une grande quantité de viande) .

Le fameux « smoked meat » de chez Schwartz’s

Après tout cela nous sommes rentrés dormir épuisés par notre journée ( mon téléphone a enregistré plus de 20 km dans la journée autant dire que je ne tenais plus trop sur mes jambes) pour une dernière nuit à Montréal avant notre départ en bus le lendemain matin.

Bon à savoir

  • Pour une bonne poutine aller à Poutineville , ils offrent un grand choix de poutines différentes ( je savais même pas qu’il existait plusieurs sortes de poutines avant ça) et le service est rapide
  • Pour un restaurant emblématique de Montréal passer chez Schwartz’s ( mais attention si on est végétarien )
  • se balader sur le mont Royal permet de visiter plusieurs lieux, de faire une balade sympathique et d’avoir une bonne vue sur Montréal et tout cela gratuitement !
  • Pour faire une petite pause la grande bibliothèque est le lieu idéal
  • Penser à regarder si l’exposition de lumières au jardin botanique est en cours si vous faites votre visite en automne

Alors ? Ottawa ou Montréal ?

J’ai vraiment passé trois jours supers à Montréal et je me suis sentie dans mon élément. La ville propose de nombreux événements culturels et est assez dynamique contrairement à Ottawa qui est en général une ville plus calme tenant son statut de capitale administrative. Mais je ne regrette pas pour autant d’avoir choisi de faire mon échange à Ottawa. En effet , je pense que je vis vraiment un échange là bas qui me sort de ma zone de confort. L’influence du Canada anglophone y est beaucoup plus présente alors qu’au Québec l’influence française se sent quand même pas mal. Et même si je ne pratique pas énormément mon anglais à Ottawa ( beaucoup de gens parlent français) je pense que je le pratique toujours plus que si j’étais au Québec. En plus, je trouve l’aspect biculturel d’Ottawa vraiment passionnant et étudier dans la capitale me permet de comprendre la dynamique historique canadienne ( ce qui est quand même un peu cool vu que je fais des études d’histoire) . Mais ma mission maintenant reste de trouver à Ottawa une bibliothèque aussi bien qu’à Montréal parce que cette bibliothèque était vraiment trop bien et j’avoue que je vivrais bien là-bas rien que pour ça !

Logement

Depuis que j’ai quitté la maison de mes parents il y a déjà plus de 3 ans j’ai déjà pas mal expérimenté au niveau logement : chambre partagée en résidence, chambre CROUS de 9m^2 et colocation. J’ai donc pu en fonction des années tester les toilettes et douches communes, la plaque de cuisson trop près de l’alarme incendie ( ne surtout pas cuire des pâtes à 3h du matin ça risque de réveiller toute la résidence), le manque d’intimité, la solitude, le bruit tous les vendredis soirs des étudiants qui font la fête, l’obligation de ne pas faire trop de bruit pour ne pas déranger les voisins, les murs marrons constellés de reste de patafix des anciens occupants, les murs blancs et vides, les trajets à pied, en bus, en vélo … Cela m’a permis de comprendre ce qui me correspondait ou non mais surtout de me rendre compte que finalement tant que le logement était sécurisé, propre et le loyer pas trop cher je pouvais me permettre de passer 4 mois dedans sans soucis.

Mais ce dont je ne m’étais pas rendue compte c’est que le point commun entre mes précédents logements était que je n’avais pas vraiment eu à chercher par moi même pour les trouver. En effet, pour mes deux premiers logements je suis passée par l’école puis par le CROUS et pour le dernier c’est surtout ma colocataire qui s’en est occupée (#valentinethebest) alors que là tout reposait sur mes épaules et trouver un logement à Ottawa n’est pas si simple …

Les résidences universitaires

La première chose à laquelle j’ai pensé c’est aux résidences universitaires. En effet, l’université d’Ottawa propose plusieurs types de chambres ( cela va de la chambre partagée à deux avec sanitaires en commun à de petits appartements) dans des résidences pour la plupart proches du campus voire sur le campus et avec de nombreux avantages comme l’accès presque à n’importe quelle heure à la cantine et la gratuité de plusieurs événements organisés par l’université ( compétitions sportives, spectacles …) . Il y a même certaines activités organisées dans les résidences. Cela aurait donc été le plus pratique pour moi m’évitant de m’occuper du transport, me permettant de faire des rencontres plus facilement et ne m’obligeant pas à acheter des meubles.

Mais il y avait deux problèmes majeurs

  1. En tant qu’étudiante de 3ème année présente pour un semestre uniquement je n’étais pas prioritaire
  2. Et surtout : ça coûte super cher !!! ( pour donner une idée le forfait de base avec une chambre double et un forfait alimentaire de 5 jours/semaine revient à environ 1000 euros/mois).

Donc même si je m’étais sentie prête à payer autant j’aurais eu peu de chances d’avoir une chambre étant donné la forte demande. Il me fallait donc trouver une autre solution.

Voici le lien vers le site du logement de l’université d’Ottawa pour avoir une idée.

Les Babillard du logement étudiant

Bon je ne sais toujours pas comment on traduit babillard en français de France mais en gros c’est un portail mis en place par l’université sur lequel les personnes proposant des logements en location, colocation ou sous-location peuvent poster leurs annonces. Il y a souvent des informations de base sur le logement, une ou deux photos et les coordonnées de la personne qui le propose.

J’ai donc utilisé cette plateforme pour chercher mon logement, je me suis concentrée sur des chambres à louer, meublées et avec WIFI. Ce qui a le plus limité le nombre de propositions qui m’intéressaient c’est le fait que je ne restais que pour 4 mois . En effet, la plupart du temps au Canada les baux se font pour 8 mois minimum. J’ai commencé ma recherche début juillet et n’ai trouvé un logement qu’à la fin du mois et après avoir envoyé des dizaines de mails à des personnes différentes. J’ai dû être très réactive: dès qu’une nouvelle annonce apparaissait j’envoyais un mail dans la journée. Souvent les personnes proposant les logements étaient elles aussi très rapides à répondre ( bon du coup les réponses étaient négatives mais c’est bon à savoir que si elles ne répondent pas dans les 3 jours à venir il y a peu de chances qu’elles te recontactent ).

Finalement, j’ai réussi à trouver une chambre chez une dame dont les enfants sont partis étudier. Je paie 475 dollars canadiens/mois ( soit environ 325 euros/mois) avec WIFI, meubles, ustensiles de cuisine, draps , machine à laver … J’ai aussi un autre coloc qui est brésilien et fait un doctorat en ingénierie.

Le plus gros désavantage c’est le temps de trajet en bus qui est de 40 mn minimum mais c’est ce qui me permet d’avoir un loyer aussi peu cher.

Les autres solutions

Pendant ma recherche je suis également passée par d’autres sites internets.

J’ai testé tout ce qui était sites de colocation mais ça n’a pas été très convaincant. J’ai testé les sites roomster et roomgo mais certaines fonctionnalités sont payantes et ça limite beaucoup les possibilités pour communiquer avec les personnes proposant des chambres.

J’ai aussi testé le site Kijiji qui est ,en gros, le bon coin canadien. C’est vraiment un des premiers sites à regarder quand on recherche un logement, il y a beaucoup d’annonces mais il faut être très réactif et répondre aux annonces dans les heures voire les minutes qui suivent leur publication. Mes amis qui sont partis en même temps que moi ont trouvé leur logement via Kijiji mais il leur a fallu plusieurs semaines sur place et quelques visites pour trouver ce qui leur correspondait. Ils sont beaucoup mieux placés que moi par rapport à l’université mais paient plus cher et ont dû faire plusieurs visites avant de trouver leur bonheur: une a réussi à trouver une chambre pour plus de 500 dollars chez quelqu’un et l’autre a une chambre dans une maison avec 7 autres étudiants pour plus de 800 dollars ( enfin d’après ce que j’ai cru comprendre).

Il y a aussi la possibilité de prendre un airbnb, étant donné que le prix des autres logements peut monter rapidement c’est parfois aussi avantageux de considérer ça et en plus ça donne la liberté d’arriver et de libérer son logement quand on veut sans se limiter forcément à un contrat de 4 mois. Personnellement je n’ai pas regardé cette option mais je sais que certains ont opté pour cela.

Il y a sûrement d’autres possibilités que je n’ai pas traitées ici mais je pense que ce sont les principales options qui s’offrent aux étudiants internationaux en échange pour un semestre.

A retenir :

  • les résidences universitaires sont très pratiques mais coûtent cher et ne sont pas faciles à obtenir
  • regarder les outils de recherche de logement proposés par l’université
  • Le site Kijiji est la base pour trouver un logement ( et toutes sortes d’autres trucs aussi, si tu cherches des ustensiles ou des meubles pour ton emménagement tu peux passer par là )
  • l’offre de logements étudiants à Ottawa est assez restreinte, les prix peuvent monter assez vite et donc il faut être assez réactif pour répondre aux annonces les plus intéressantes
  • les logements sont en général moins chers sur le secteur Gatineau mais le temps de transport est beaucoup plus long
  • Il est souvent plus pratique de trouver un logement en étant sur place ( arriver au moins deux semaines avant le début de ses cours et se prendre un logement provisoire le temps de faire les visites de chambres et appartements)
  • Ne surtout pas envoyer d’argent avant d’avoir visité (de préférence en personne ou au moins par skype).
  • Ne pas hésiter à demander si il y a des fumeurs ( le cannabis a été légalisé récemment et d’après l’expérience d’amis l’odeur est vraiment prenante dans certains apparts)

Bienvenue à Ottawa !

Je suis arrivée à Ottawa il y a presque un mois, le temps est passé très vite mais j’ai déjà eu le temps de faire plein de choses et de commencer à m’accoutumer à la culture canadienne. Alors quelles sont mes premières impressions et découvertes ?

Mes premières impressions …

Arriver dans un pays c’est remettre en question tout ce qui nous parait évident dans la vie quotidienne. Même si la culture canadienne est assez proche de la culture européenne il y a quand même de nombreuses différences. Je ne m’attendais pas à voir une aussi grande influence du mode de vie des Etats-Unis. Je suis installée à Gatineau, la ville québécoise collée à Ottawa, c’est en majorité un secteur résidentiel. Une grande partie de la ville consiste donc en un alignement de pavillons avec chacun leur carré d’herbe bien tondu.

Voilà ma petite maison pour les mois à venir !

Ces aires résidentielles sont séparées par de grandes routes et pour aller faire mes courses je dois aller dans une sorte de parking géant sur lequel sont alignés toutes sortes de grands magasins, fast food et supermarchés. Dans le supermarché beaucoup d’aliments et produits se vendent sous grands formats ( j’ai été surprise quand j’ai acheté du shampoing, je pensais avoir pris un petit format de shampoing en comparaison avec la bouteille d’a côté qui faisait le double de sa taille mais je me suis rendue compte en rentrant qu’en réalité la petite bouteille était déjà bien plus grosse que mes produits français !). Le prix des fruits et légumes en comparaison avec celui des aliments transformés m’a aussi bien étonné : par exemple les donuts coûtent très peu cher tandis que les fruits sont assez coûteux. Mais Gatineau c’est loin d’être seulement une ville de banlieue faite de pavillons, grandes routes et magasins énormes.

… et premières découvertes

Gatineau est aussi une ville très verte avec de nombreux parcs et pistes cyclables. Le parc de la Gatineau collé à la ville est un grand parc fédéral de plusieurs centaines de kilomètres carrés avec des pistes cyclables et pistes de randonnées qui le traversent. Il est majoritairement composé de forêt et il comporte plusieurs lacs. De nombreux animaux vivent dans le parc ce qui peut être assez perturbant pour une française comme moi peu habituée à voir des panneaux indiquant des ours noirs sur ma route ! (et je reste un peu perplexe quand aux indications sur le panneau, en cas de rencontre avec un ours il faudrait à la fois rester calme et faire du bruit ! Déjà d’une comment rester calme face à un ours ??? et de deux comment faire les deux à la fois ???)

Je suis donc allée faire une randonnée dans ce parc avec des amis ( malgré quelques appréhensions vis à vis de la faune sauvage locale ) . Nous nous sommes rendus en bus jusqu’au parc et avons passé la journée là-bas.

Nous nous sommes d’abord rendus au lac Pink puis nous sommes dirigés jusquà Kingsmere qui est l’ancien domaine du premier ministre Mackenzie King au début du XXème siècle. Il était franchement bien installé là bas avec sa petite maison, une autre pour accueillir ses amis et un lac juste à côté ( il a même fait construire des fausses ruines, c’était son côté romantique ). Pendant notre pique-nique nous avons pu apercevoir un biche ! ( bon la photo n’est pas disponible parce nous avions pensé en avoir pris une et il s’avère qu’il n’y avait que des arbres dessus) . A la fin de notre journée nous étions assez fatigués avec presque 25 kilomètres au compteur mais nous n’avons pas vu le temps passer parce que le paysage est assez diversifié entre les forêts d’érables, les lacs , le domaine Kingsmere plus entretenu …

Bon là vous vous dites : elle était censée nous raconter ses aventures à Ottawa mais pour l’instant on ne parle que de Gatineau ! Ne vous inquiétez pas j’y arrive !

La ville d’Ottawa

Après mon expédition sauvage dans la forêt il a bien fallu que je m’aventure dans la grande ville. Ottawa est accessible à 40mn en bus de mon logement ( enfin quand il y a des bus parce qu’il ne faut pas s’attendre à des bus trop tôt le matin et trop tard le soir). C’est la capitale administrative du Canada. Le choix de cette ville en tant que capitale par la reine Victoria au XIXème siècle a entre autre été fait parce que la ville se situe à la frontière entre le Québec et l’Ontario, c’est à dire entre la partie francophone et anglophone du Canada (même si ce n’est pas si marqué étant donné que les québécois ne constituent pas la seule communauté francophone du Canada). Je traverse donc la frontière entre le Québec et l’Ontario tous les jours quand mon bus passe au-dessus de la rivière des Outaouais. Les organes administratifs du gouvernement comme le parlement ou la chambre des communes se trouvent donc à Ottawa :

Le parlement
Une fontaine rigolote ( je sais pas trop ce qu’elle représente, apparemment il y aurait les blasons des différentes provinces dessus, mais il y a du feu qui brûle sur de l’eau et c’est impressionnant)
La colline parlementaire
Poudlard ( non je rigole en fait c’est encore la colline parlementaire avec le canal rideau, canal important dans le développement de la ville car il a permis d’apporter les matériaux de construction pour ériger celle-ci à partir de rien. Apparemment le canal rideau est glacé en hiver et il devient la plus grande patinoire au monde. Au fond on peut apercevoir la rivière des Outaouais avec le pont qui relie Ottawa et Gatineau )

Le centre de la ville se constitue essentiellement de la colline parlementaire regroupant les institutions, du Marché By qui est un marché à ciel ouvert composé de nombreux petits magasins et bars et de l’université d’Ottawa. Il y a aussi de nombreux musées ( que je n’ai pas encore faits parce que je me les réserve pour quand il fera froid 😉 ). Ce qui est assez sympa c’est que de nombreuses activités sont accessibles depuis la ville en bus. Par exemple nous avons pu nous baigner ( bon je ne suis pas sûre de la qualité de l’eau aussi près de la ville et sa couleur assez proche du marron m’a donné quelques doutes mais bon c’était sympa) et je suis également allée faire du canoë avec d’autres étudiants internationaux.

Et ce n’est pas tout !

Donc voici mes premières impressions sur Ottawa et Gatineau mais ce n’est qu’une partie de ce que j’ai expérimenté depuis mon arrivée. Mon séjour a aussi été rempli en grande partie par ma rentrée à l’université et j’ai aussi déjà été découvrir un peu le reste du Canada en sortant d’Ottawa mais ça je vous le raconterai plus tard, la suite dans un prochain article ! ( j’essaierai de ne pas attendre un mois avant d’en publier un cette fois-ci ! 🙂 )

Top départ ?

Où comment se rendre compte que l’aventure commence maintenant !

1ère étape : faire sa valise

En partant pour Ottawa il faut que je fasse tenir 4 mois de ma vie dans une valise de 23kg, un bagage à main de 8 kg et un sac à dos de 2 kg. Trente-trois kilogrammes , ça semble beaucoup mais faire tenir des affaires d’été, d’automne et d’hiver ( avec des températures que je n’ai encore jamais expérimenté ) et tout ce qu’il me faut pour vivre tranquillement ( médicaments, trousse de toilette, ordinateur, chargeurs, adaptateur …)n’est pas ce qui est des plus facile.

Au début ça ressemblait à ça

Et après j’ai tout rangé comme ça pour que les affaires prennent moins de place parce que en prenant moins de place elles avaient l’air moins lourdes (évidemment cette technique n’est pas efficace et ne doit pas être reproduite : un pull rangé pèse le même poids qu’un pull non rangé mais bon au moins c’était joli )

Après avoir pesé, enlevé des choses, repesé, réenlevé des choses et réorganisé celles qui restaient , rerepesé etc… J’ai réussi à obtenir les poids honorables de :

  • 23,1 kg pour ma valise
  • 7,9 kg pour mon sac à dos de voyage
  • 3,9 kg pour mon petit sac à dos

Soit 2 kg de trop pour le petit sac ( dont presque 1 kg de bouffe qui aurait pu être jetée mais ça m’aurait vraiment fait mal au cœur… bon disons que en soit il y avait vraiment 1 kg de problématique). Mais finalement tout ça est passé sans problèmes, le respect du poids de la valise en soute étant le plus important même si mon bagage cabine a lui aussi été pesé ( le petit sac ayant échappé au même sort grâce à une habile dissimulation). La plupart du temps seules les dimensions comptent concernant les bagages que l’on prend avec nous en avion.

A retenir:

  • ranger ses affaires n’aide clairement pas à diminuer le poids des bagages mais cela peut être d’une aide utile pour estimer ce que contient sa valise au premier coup d’œil.
  • aller à l’essentiel, beaucoup de choses peuvent être rachetées sur place.
  • acheter un pèse bagage peut être très utile, personnellement j’en ai trouvé un digital en supermarché pour 7 euros et je sais qu’il me resservira.
  • ne pas oublier de prévoir les médicaments dont on aura besoin sur place, les assurances ne comprennent pas forcément l’achat des médicaments sur ordonnance à l’étranger.
  • le plus important c’est le respect des dimensions de tous les bagages et du poids de la valise en soute.

2ème étape : profiter de son vol

Bon déjà pour cela ça commençait mal… Ayant en tête que mon départ était le 20 août je me suis préparée à partir ce jour-là mais au moment de faire mon enregistrement de vol la veille je me suis retrouvée coincée : le vol n’était pas le 20 mais bien le 21 !

J’ai profité de ma dernière journée en France avant d’embarquer le 21 pour la plus longue journée de ma vie avec un total de 17h de voyage et 4 pays visités : départ de la France puis escale au Portugal à Lisbonne et enfin escale à New York ( Aéroport de Newark plus exactement) pour enfin arriver à ma destination : Ottawa.

Le début de mon vol s’est très bien passé même si je suis un peu perplexe sur les heures de repas des compagnies aériennes: comment peuvent-ils savoir quand c’est l’heure de manger alors que l’heure change tous le temps avec les différents fuseaux horaires ? Mais bon j’ai regardé un documentaire sur les bébés pandas pendant mon vol pour New York et ça m’a réconforté après tant d’incertitude.

Le passage de la douane américaine s’est bien passé même si j’étais un peu stressée ( et que j’avais peur qu’ils me confisquent mes fruits secs).

A retenir :

  • Pour aller à Ottawa depuis Paris c’est plus simple et moins long de passer par Montréal puis de prendre le bus pour Ottawa. Il n’existe pas de ligne directe pour Ottawa mais le vol Paris/Montréal se fait en 7h et il y a des bus qui partent de l’aéroport régulièrement , relient Ottawa en 2h et coûtent peu cher.
  • Ne pas oublier de faire ESTA et AVE pour passer les douanes
  • Il ne faut pas essayer de comprendre les horaires dans les avions , manger quand ils nous disent de manger et dormir quand ils nous disent de dormir.
  • Les pandas c’est vraiment trop mignon

3ème étape : faire face à l’imprévu

C’est là que les vrais problèmes commencent.

A mon arrivée aux Etats-Unis je remets mon téléphone en route et regarde mes mails : mon vol pour Ottawa est annulé. Je suis donc pour la première fois aux Etats-Unis, dans un pays étranger , sur un continent que mes parents n’ont jamais vu, à des milliers de kilomètres d’eux et je suis coincée. Je ne comprends que la moitié de ce que les gens disent et en plus même en français je n’y comprends rien aux histoires d’assurances ou de remboursement.

Je vais donc voir le guichet de la compagnie canadienne censée m’amener à Ottawa. Ils me rebookent pour un vol le lendemain soir mais il n’est pas question de dédommagement ou même de réservation d’hôtel: le vol a été annulé à cause d’orages, ce n’est donc pas de la faute de la compagnie , je ne peux par conséquent pas être dédommagée.

Je dois donc réserver une nuit d’hôtel en urgence près de l’aéroport, mais étant donné que plusieurs vols sont annulés, beaucoup de personnes réservent une chambre et les places sont chères… Je me retrouve donc à réserver une chambre comprenant deux lits king size dans un hôtel ,parce que les chambres simples étaient devenues encore plus chères, pour un total de 120 euros à mes frais.

A ce moment là je n’en peux vraiment plus le décalage horaire s’ajoutant à tout le reste. Il est plus de 2h du matin en France mais je ne suis pas encore couchée.

Je prends donc une navette pour arriver à l’hôtel, confirme ma réservation à l’accueil et arrive enfin dans ma chambre pour avoir une bonne nuit de sommeil.

Bon ça a l’air chouette vu comme ça mais en réalité la chambre sent le moisi parce que les fenêtres ne s’ouvrent pas, la clim est super forte et fait beaucoup de bruit, tout est sombre et l’eau du bain reste tiède. Mais c’est déjà le paradis comparé à une nuit passée à l’aéroport.

A retenir:

  • NE PAS PRENDRE UN TRAJET AVEC 36000 ARRÊTS PRENDRE LA LIGNE DIRECTE QUI PASSE PAR MONTRÉAL C’EST TRÈS BIEN
  • Les compagnies américaines ne prennent rien en charge en cas de problèmes météorologiques
  • prendre ses réservations d’avion avec la carte utilisée pour partir à l’étranger, souvent celle-ci permet d’avoir des assurances et donc des remboursements en cas de problème ( devinez qui a réservé ses billets d’avions avant d’avoir sa super carte gold ?!)
  • C’est pas si bête de prendre de la nourriture avec soi parce je suis fauchée et j’ai faim
  • Les navettes entre l’aéroport de Newark et les hôtels à proximité sont très efficaces, il y en a toutes les 20 mn
  • Les américains discutent vraiment plus facilement avec les étrangers qu’en France, le service de renseignement de l’aéroport est très présent et donne facilement des informations.

4ème étape : mettre à profit l’inattendu

En me plaignant de mes mésaventures à mes différents amis je fais une découverte intéressante : un de mes amis est en vacances à New York avec sa famille ! Ni une ni deux je me réveille de bon matin avec la résolution de ne pas passer ma journée à l’aéroport à attendre mon vol et de profiter de ma deuxième journée à New York comme il se doit. J’appelle donc cet ami et décide de le rejoindre à Manhattan.

Petit problème : que faire de ma grosse valise ? Je ne peux pas partir avec elle en exploration en plein New York et l’aéroport ne propose pas de consigne de bagage. Heureusement l’hôtel accepte de garder mes valises pendant la journée gratuitement. Ça y est je peux partir à l’aventure !

Un bus express fait la liaison de l’aéroport de Newark à Manhattan en 1H environ et coûte 17 dollars. On peut payer directement dans le bus.

J’arrive donc à Bryant Park au centre de Manhattan un peu en avance et m’y installe avec un magazine pour attendre mon ami. Ce parc est sympathique. Même si il y a beaucoup de monde, des chaises et des tables sont disponibles un peu partout. Il y a aussi des tables de ping pong et des livres en libre service.

Après Bryant Park nous sommes allés à Time Square juste à côté

Nous avons ensuite mangé une part de pizza puis nous sommes un peu baladés dans central parc. A ce moment là il était déjà temps pour moi de repartir : le temps de retourner à l’aéroport, puis à l’hôtel et re à l’aéroport avant de de m’enregistrer,déposer mes bagages en soute et prendre mon vol que je ne voulais absolument pas rater !

A retenir :

  • Ne pas se laisser abattre , même les moments les plus pourris peuvent laisser l’opportunité de faire des choses chouettes
  • Ne pas hésiter à demander à son hôtel s’ils peuvent garder les bagages même après avoir quitté la chambre pour pouvoir profiter de sa journée sans encombre
  • Le Newark airport express est un bon moyen pour relier Manhattan rapidement ( faire quand même attention:pour moi tout s’est bien passé mais de nombreux commentaires négatifs sur internet font état de nombreux retard , prévoir un peu de marge avant de prendre son avion )

5ème étape : Quand est-ce qu’on arrive ?

Toute requinquée je repars donc à l’aéroport pour prendre mon avion. J’arrive beaucoup trop en avance comme j’en ai l’habitude et attends.

Mais je n’en suis pas à la fin de mes surprises ! Mon vol est retardé ! Il est annoncé d’abord pour 23h au lieu de 21h puis pour minuit ! Le vol prévu pour Toronto prévu au départ est lui complètement annulé à cause des orages à New York ce qui me fait douter du départ de mon propre vol !

Finalement après de longues heures d’attentes l’avion part.

J’arrive à Ottawa à 2h du matin.

Mais il reste l’épreuve de la douane que j’avais complètement oubliée. J’ai failli me retrouvé coincée : ils me demandent la lettre d’acceptation de l’université au format papier pour prouver que je viens bien au Canada pour étudier. Finalement je la retrouve dans mes mails et ils me laissent passer.

J’appelle un uber et arrive enfin à destination.

A retenir:

  • Ne pas oublier d’imprimer sa lettre d’acceptation à l’université avant de partir
  • l’AVE se dit ETA en version anglaise, s’ils demandent si vous avez bien fait votre ETA ils parlent de votre AVE
  • A un moment donné quand on a la poisse on a la poisse

Conclusion

Mon voyage aura donc duré plus de deux jours qui m’ont parus très longs et étranges , comme dans un univers parallèle. Mélange de stress, résignation et nouvelles opportunités, celui-ci a marqué une entrée en matière intense dans ma nouvelle aventure loin de chez moi. J’ai pu découvrir New York alors que je n’en aurais peut-être jamais eu l’occasion autrement et aie révélé une capacité de rebond en situation de crise dont je ne me serais pas crue capable. Malgré tout j’espère que l’expérience ne se renouvellera pas de sitôt , l’avion c’est fini pour moi pour l’instant . La prochaine fois je prendrais le bateau !

Passeport et autorisations de voyage

Le passeport

La première chose dont je me suis occupée pour préparer mon échange au Canada ( en dehors de tout ce qui est académique) c’est le passeport. Je n’avais pas de passeport n’ayant jamais voyagé en dehors de l’Europe et il me fallait donc faire une première demande. Il m’a bien fallu deux mois et quelques petites galères pour l’obtenir ;).

Tout d’abord, il faut savoir que pour commander son passeport il est nécessaire de prendre rendez-vous avec sa mairie, ce rendez-vous peut se prendre parfois sur internet ou par téléphone. ( Bon devinez qui n’avait pas compris cela et a dû faire un aller-retour inutile …) Les délais de rendez-vous peuvent varier selon les mairies de même que le temps de délivrance des passeports c’est pourquoi il peut être intéressant de contacter plusieurs mairies pour connaître leurs délais si on en a la possibilité. C’est pourquoi j’ai choisi la ville de Schiltigheim collée à Strasbourg, leurs délais étant plus courts que pour la ville de Strasbourg.

Ensuite, ayant obtenu un rendez-vous un mois plus tard je suis retournée à la mairie munie des documents nécessaires:

  • une carte d’identité
  • un justificatif de domicile
  • un timbre fiscal
  • une pré-demande remplie sur internet

J’avais déjà fait ma pré-demande et payé le timbre fiscal ( d’une valeur de 86 euros) au préalable en passant par le site ants.gouv.fr pour gagner du temps mais de toute façon les informations sont vérifiées lors de l’entretien à la mairie.

Après cette entretien j’ai dû attendre cinq semaines avant de pouvoir aller chercher mon passeport à la mairie.

A retenir :

  • ne pas oublier de prendre rendez-vous avec sa mairie avant d’aller commander son passeport
  • ne pas hésiter à contacter plusieurs mairies pour comparer les délais
  • éviter de faire faire son passeport juste avant les périodes de vacances , il y aura plus de demandes et les délais seront donc plus longs

Les autorisations de voyage

Partant étudier pour moins de 6 mois au Canada je n’ai pas eu besoin de faire de demande de VISA, seule une autorisation de de voyage électronique (AVE) m’est demandée. La demande se fait rapidement en ligne et prend moins de 72h pour être acceptée. J’ai personnellement fait ma demande sur le site du gouvernement du Canada et elle m’a coûté aux alentours de 7$ canadiens soit un peu moins de 5 euros.

Attention !

Mon avion transitant par les Etats- Unis j’ai également dû faire une demande d’ESTA. Celle-ci se fait de la même façon sur internet mais coûte un peu plus cher. Elle m’a coûté un peu moins de 13 euros.

Avant de partir

Donc ça y est, plus que 15 jours avant le grand départ. Je ne suis pas encore totalement prête à partir mais les vacances commencent à se terminer et le voyage à se concrétiser !

Mon dossier a été accepté autant par l’université de Strasbourg que par mon université d’accueil. Avant d’en arriver là il a fallu presque un an de préparation : choix de la destination en fonction des accords entre université , passage du TOEFL, sélection des cours suivis en accord avec les contraintes fixées par mon cursus etc… En gros beaucoup d’administratif et pas mal d’attente. Finalement en ayant constitué mon dossier début janvier pour le Canada je n’ai reçu la confirmation définitive de mon acceptation à l’université d’Ottawa uniquement fin mai.

Et cette acceptation ne signe que le début de nombreuses autres démarches à effectuer avant de partir en échange. Voici donc une petite check-list de tout ce qu’il faut faire avant son départ :

  • faire son passeport et AVE
  • acheter ses billets d’avion
  • trouver un logement
  • consulter sa banque pour se renseigner sur ses moyens de paiements à l’étranger et ses assurances
  • appeler son assurance pour connaître ses droits
  • se renseigner et postuler pour les bourses
  • adapter son forfait de téléphone
  • se renseigner sur les services fournis par l’université d’accueil
  • faire sa valise

Cette liste n’est peut-être pas complète et va sûrement continuer d’évoluer jusqu’au jour même du départ, voire encore après, mais cela peut donner une idée des grandes cases à cocher pour préparer son voyage.

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