Où comment se rendre compte que l’aventure commence maintenant !
1ère étape : faire sa valise
En partant pour Ottawa il faut que je fasse tenir 4 mois de ma vie dans une valise de 23kg, un bagage à main de 8 kg et un sac à dos de 2 kg. Trente-trois kilogrammes , ça semble beaucoup mais faire tenir des affaires d’été, d’automne et d’hiver ( avec des températures que je n’ai encore jamais expérimenté ) et tout ce qu’il me faut pour vivre tranquillement ( médicaments, trousse de toilette, ordinateur, chargeurs, adaptateur …)n’est pas ce qui est des plus facile.

Au début ça ressemblait à ça

Et après j’ai tout rangé comme ça pour que les affaires prennent moins de place parce que en prenant moins de place elles avaient l’air moins lourdes (évidemment cette technique n’est pas efficace et ne doit pas être reproduite : un pull rangé pèse le même poids qu’un pull non rangé mais bon au moins c’était joli )
Après avoir pesé, enlevé des choses, repesé, réenlevé des choses et réorganisé celles qui restaient , rerepesé etc… J’ai réussi à obtenir les poids honorables de :
- 23,1 kg pour ma valise
- 7,9 kg pour mon sac à dos de voyage
- 3,9 kg pour mon petit sac à dos
Soit 2 kg de trop pour le petit sac ( dont presque 1 kg de bouffe qui aurait pu être jetée mais ça m’aurait vraiment fait mal au cœur… bon disons que en soit il y avait vraiment 1 kg de problématique). Mais finalement tout ça est passé sans problèmes, le respect du poids de la valise en soute étant le plus important même si mon bagage cabine a lui aussi été pesé ( le petit sac ayant échappé au même sort grâce à une habile dissimulation). La plupart du temps seules les dimensions comptent concernant les bagages que l’on prend avec nous en avion.
A retenir:
- ranger ses affaires n’aide clairement pas à diminuer le poids des bagages mais cela peut être d’une aide utile pour estimer ce que contient sa valise au premier coup d’œil.
- aller à l’essentiel, beaucoup de choses peuvent être rachetées sur place.
- acheter un pèse bagage peut être très utile, personnellement j’en ai trouvé un digital en supermarché pour 7 euros et je sais qu’il me resservira.
- ne pas oublier de prévoir les médicaments dont on aura besoin sur place, les assurances ne comprennent pas forcément l’achat des médicaments sur ordonnance à l’étranger.
- le plus important c’est le respect des dimensions de tous les bagages et du poids de la valise en soute.
2ème étape : profiter de son vol
Bon déjà pour cela ça commençait mal… Ayant en tête que mon départ était le 20 août je me suis préparée à partir ce jour-là mais au moment de faire mon enregistrement de vol la veille je me suis retrouvée coincée : le vol n’était pas le 20 mais bien le 21 !
J’ai profité de ma dernière journée en France avant d’embarquer le 21 pour la plus longue journée de ma vie avec un total de 17h de voyage et 4 pays visités : départ de la France puis escale au Portugal à Lisbonne et enfin escale à New York ( Aéroport de Newark plus exactement) pour enfin arriver à ma destination : Ottawa.
Le début de mon vol s’est très bien passé même si je suis un peu perplexe sur les heures de repas des compagnies aériennes: comment peuvent-ils savoir quand c’est l’heure de manger alors que l’heure change tous le temps avec les différents fuseaux horaires ? Mais bon j’ai regardé un documentaire sur les bébés pandas pendant mon vol pour New York et ça m’a réconforté après tant d’incertitude.
Le passage de la douane américaine s’est bien passé même si j’étais un peu stressée ( et que j’avais peur qu’ils me confisquent mes fruits secs).
A retenir :
- Pour aller à Ottawa depuis Paris c’est plus simple et moins long de passer par Montréal puis de prendre le bus pour Ottawa. Il n’existe pas de ligne directe pour Ottawa mais le vol Paris/Montréal se fait en 7h et il y a des bus qui partent de l’aéroport régulièrement , relient Ottawa en 2h et coûtent peu cher.
- Ne pas oublier de faire ESTA et AVE pour passer les douanes
- Il ne faut pas essayer de comprendre les horaires dans les avions , manger quand ils nous disent de manger et dormir quand ils nous disent de dormir.
- Les pandas c’est vraiment trop mignon
3ème étape : faire face à l’imprévu
C’est là que les vrais problèmes commencent.
A mon arrivée aux Etats-Unis je remets mon téléphone en route et regarde mes mails : mon vol pour Ottawa est annulé. Je suis donc pour la première fois aux Etats-Unis, dans un pays étranger , sur un continent que mes parents n’ont jamais vu, à des milliers de kilomètres d’eux et je suis coincée. Je ne comprends que la moitié de ce que les gens disent et en plus même en français je n’y comprends rien aux histoires d’assurances ou de remboursement.
Je vais donc voir le guichet de la compagnie canadienne censée m’amener à Ottawa. Ils me rebookent pour un vol le lendemain soir mais il n’est pas question de dédommagement ou même de réservation d’hôtel: le vol a été annulé à cause d’orages, ce n’est donc pas de la faute de la compagnie , je ne peux par conséquent pas être dédommagée.
Je dois donc réserver une nuit d’hôtel en urgence près de l’aéroport, mais étant donné que plusieurs vols sont annulés, beaucoup de personnes réservent une chambre et les places sont chères… Je me retrouve donc à réserver une chambre comprenant deux lits king size dans un hôtel ,parce que les chambres simples étaient devenues encore plus chères, pour un total de 120 euros à mes frais.
A ce moment là je n’en peux vraiment plus le décalage horaire s’ajoutant à tout le reste. Il est plus de 2h du matin en France mais je ne suis pas encore couchée.
Je prends donc une navette pour arriver à l’hôtel, confirme ma réservation à l’accueil et arrive enfin dans ma chambre pour avoir une bonne nuit de sommeil.

Bon ça a l’air chouette vu comme ça mais en réalité la chambre sent le moisi parce que les fenêtres ne s’ouvrent pas, la clim est super forte et fait beaucoup de bruit, tout est sombre et l’eau du bain reste tiède. Mais c’est déjà le paradis comparé à une nuit passée à l’aéroport.
A retenir:
- NE PAS PRENDRE UN TRAJET AVEC 36000 ARRÊTS PRENDRE LA LIGNE DIRECTE QUI PASSE PAR MONTRÉAL C’EST TRÈS BIEN
- Les compagnies américaines ne prennent rien en charge en cas de problèmes météorologiques
- prendre ses réservations d’avion avec la carte utilisée pour partir à l’étranger, souvent celle-ci permet d’avoir des assurances et donc des remboursements en cas de problème ( devinez qui a réservé ses billets d’avions avant d’avoir sa super carte gold ?!)
- C’est pas si bête de prendre de la nourriture avec soi parce je suis fauchée et j’ai faim
- Les navettes entre l’aéroport de Newark et les hôtels à proximité sont très efficaces, il y en a toutes les 20 mn
- Les américains discutent vraiment plus facilement avec les étrangers qu’en France, le service de renseignement de l’aéroport est très présent et donne facilement des informations.
4ème étape : mettre à profit l’inattendu
En me plaignant de mes mésaventures à mes différents amis je fais une découverte intéressante : un de mes amis est en vacances à New York avec sa famille ! Ni une ni deux je me réveille de bon matin avec la résolution de ne pas passer ma journée à l’aéroport à attendre mon vol et de profiter de ma deuxième journée à New York comme il se doit. J’appelle donc cet ami et décide de le rejoindre à Manhattan.
Petit problème : que faire de ma grosse valise ? Je ne peux pas partir avec elle en exploration en plein New York et l’aéroport ne propose pas de consigne de bagage. Heureusement l’hôtel accepte de garder mes valises pendant la journée gratuitement. Ça y est je peux partir à l’aventure !
Un bus express fait la liaison de l’aéroport de Newark à Manhattan en 1H environ et coûte 17 dollars. On peut payer directement dans le bus.
J’arrive donc à Bryant Park au centre de Manhattan un peu en avance et m’y installe avec un magazine pour attendre mon ami. Ce parc est sympathique. Même si il y a beaucoup de monde, des chaises et des tables sont disponibles un peu partout. Il y a aussi des tables de ping pong et des livres en libre service.

Après Bryant Park nous sommes allés à Time Square juste à côté


Nous avons ensuite mangé une part de pizza puis nous sommes un peu baladés dans central parc. A ce moment là il était déjà temps pour moi de repartir : le temps de retourner à l’aéroport, puis à l’hôtel et re à l’aéroport avant de de m’enregistrer,déposer mes bagages en soute et prendre mon vol que je ne voulais absolument pas rater !
A retenir :
- Ne pas se laisser abattre , même les moments les plus pourris peuvent laisser l’opportunité de faire des choses chouettes
- Ne pas hésiter à demander à son hôtel s’ils peuvent garder les bagages même après avoir quitté la chambre pour pouvoir profiter de sa journée sans encombre
- Le Newark airport express est un bon moyen pour relier Manhattan rapidement ( faire quand même attention:pour moi tout s’est bien passé mais de nombreux commentaires négatifs sur internet font état de nombreux retard , prévoir un peu de marge avant de prendre son avion )
5ème étape : Quand est-ce qu’on arrive ?
Toute requinquée je repars donc à l’aéroport pour prendre mon avion. J’arrive beaucoup trop en avance comme j’en ai l’habitude et attends.
Mais je n’en suis pas à la fin de mes surprises ! Mon vol est retardé ! Il est annoncé d’abord pour 23h au lieu de 21h puis pour minuit ! Le vol prévu pour Toronto prévu au départ est lui complètement annulé à cause des orages à New York ce qui me fait douter du départ de mon propre vol !
Finalement après de longues heures d’attentes l’avion part.
J’arrive à Ottawa à 2h du matin.
Mais il reste l’épreuve de la douane que j’avais complètement oubliée. J’ai failli me retrouvé coincée : ils me demandent la lettre d’acceptation de l’université au format papier pour prouver que je viens bien au Canada pour étudier. Finalement je la retrouve dans mes mails et ils me laissent passer.
J’appelle un uber et arrive enfin à destination.
A retenir:
- Ne pas oublier d’imprimer sa lettre d’acceptation à l’université avant de partir
- l’AVE se dit ETA en version anglaise, s’ils demandent si vous avez bien fait votre ETA ils parlent de votre AVE
- A un moment donné quand on a la poisse on a la poisse
Conclusion
Mon voyage aura donc duré plus de deux jours qui m’ont parus très longs et étranges , comme dans un univers parallèle. Mélange de stress, résignation et nouvelles opportunités, celui-ci a marqué une entrée en matière intense dans ma nouvelle aventure loin de chez moi. J’ai pu découvrir New York alors que je n’en aurais peut-être jamais eu l’occasion autrement et aie révélé une capacité de rebond en situation de crise dont je ne me serais pas crue capable. Malgré tout j’espère que l’expérience ne se renouvellera pas de sitôt , l’avion c’est fini pour moi pour l’instant . La prochaine fois je prendrais le bateau !
Du stress pour le papa , mais je suis très fier dema fille et intéressé par ses pérégrinations , en plus c’est bien écrit ;
A plus Cléo
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Merci papa ! Mon premier fan ! 😉
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